THIERRY HENRY, on imagine que cette victoire face à la Serbie est un bon bol d'air pour l'équipe de France...
T.H. : Oui, c'est un bon bol d'air car il fallait absolument prendre les trois points après ce match perdu en Autriche. On avait fini par oublier le plus important, c'est-à-dire le terrain. Il y a eu beaucoup de choses racontées cette semaine, et plus encore avant ce match... A un moment donné, il fallait mettre tout cela de côté. C'est ce que l'on a su faire.
A un moment, avez-vous appréhendé la réaction du public du Stade de France ?
T.H. : Non. Depuis que l'équipe de France joue au Stade de France, ça n'a pas toujours été facile. On savait que les supporters n'étaient pas contents du résultat de l'Autriche. Comme nous. Je pense que les supporters se sont bien comportés. Il y a eu un peu de mécontentement exprimé à la mi-temps, c'était normal car ils voulaient nous voir devant à la pause pour pouvoir respirer.
Et vous, comment analysiez-vous cette première période ?
T.H. : Nous n'étions pas contents non plus même si de bonnes choses avaient tout de même été faites. Après, l'équipe a fait une très très bonne seconde période. L'équipe s'est battue, a récupéré les ballons assez haut et est allée de l'avant. On aurait pu marquer plus de buts. Il y a eu pas mal d'allant. Mais on a encore pris un but sur coup de pied arrêté qui nous a fait un peu peur. Mais peu importe la manière, il fallait gagner et prendre les trois points.
On a retrouvé une équipe de France conquérante. La vraie équipe de France selon vous ?
T.H. : On ne va pas non plus s'enflammer. On ne sait pas ce qui va se passer en Roumanie. Il fallait recoller avec toutes les équipes, c'est ce qui s'est passé. A part avec la Lituanie puisqu'elle a battu l'Autriche. Encore une fois, il fallait prendre les trois points. Cela ne restera pas le plus gros match de l'histoire de l'équipe de France mais on en avait besoin. Cette équipe a montré qu'elle avait du caractère dans les quinze dernières minutes alors qu'il fallait conserver le résultat.
Vous sentez-vous soulagé d'un poids ?
T.H. : Ce n'est pas une question de poids. L'équipe a besoin de résultats pour travailler sereinement. Ce soir (mercredi, ndlr), il fallait simplement prendre trois points. Nous devons prendre les points le plus rapidement possible. On a malheureusement mal commencé en Autriche.
Avant cette rencontre, il a aussi fallu composer avec une atmosphère pesante. Pour les jeunes, cela ne devait pas être évident...
T.H. : C'est malheureusement quotidien. Pas mal de jeunes sont arrivés dans le groupe et, à l'intérieur, ce n'est pas facile à gérer. Mais avec William (Gallas), Nico (Anelka) et moi, tous ceux qui sont là depuis un moment, nous avions à coeur de rassembler les troupes et de faire le maximum pour ce match.
Durant la rencontre, vous avez évolué à gauche. Comment cela s'est-il décidé ?
T.H. : Je ne sais pas. Il faut demander au coach. Il avait besoin de moi sur le côté, voilà... C'est comme ça. Mais ça a été.



